L'équipe de France masculine de volley-ball a brillamment marqué les esprits en remportant deux médailles d’or consécutives aux Jeux Olympiques de Tokyo 2021 et Paris 2024, ainsi que plusieurs titres en Ligue des Nations (VNL). Il est temps de mettre à l’honneur cette équipe à travers une analyse des effectifs, de la taille, de l’âge et de la moyenne d’âge des joueurs sélectionnés.

Parcours d'Excellence Sportive : Devenir Champion
Le Parcours d’Excellence Sportive, sélectif, mène du niveau départemental au niveau international. Dans les deux disciplines, des aménagements matériels permettent de pratiquer dès le plus jeune âge (vers 3 ans en baby-volley). À l’échelon régional, pour les moins de 15 ans, il existe des Centres Régionaux d’Entraînement (CRE) dans lesquels les joueuses et joueurs à potentiel se perfectionnent. Une compétition nationale clôt cette période : les VOLLEYADES.
À la suite des VOLLEYADES, il est proposé aux meilleurs d’intégrer des structures de formation (Pôles espoirs, Pôles France) dans lesquelles on peut à la fois poursuivre un projet sportif et un projet scolaire (notion de double projet). Pour ceux qui auront choisi le Beach Volley, en sortie des pôles espoirs ou pôles France, le Pôle France de Toulouse les accueillera à la suite d’une sélection préalable.
Jeux Olympiques de Tokyo 2021 : Un Triomphe Historique
Les hommes du sélectionneur Laurent Tillie se sont qualifiés pour les quarts de finale des JO de Tokyo. Pour ce faire, ils ont dû cravacher dur en poule et réaliser deux exploits contre la Russie et le Brésil après avoir perdu contre les USA et l’Argentine auparavant. L’équipe de France de volley a vaincu le comité olympique russe dans une finale haletante et déjoué de fait tous les pronostics.
JO Paris 2024 : les volleyeurs à la défense de leur titre olympique
Champions olympiques à Tokyo après une campagne incroyable, les coéquipiers d'Earvin Ngapeth rêvent à nouveau d'or. Les champions olympiques en titre auront donc l’immense défi, mais surtout le privilège de défendre leur titre à la maison. Trois ans après la médaille d’or conquise à Tokyo, les Bleus et leur sélectionneur italien Andrea Giani font également partie des favoris pour accrocher une breloque sur les terrains de l’Arena Paris Sud.
Une solide colonne vertébrale
Une solide colonne vertébrale : Antoine Brizard, Barthelemy Chinenyeze, Trevor Clevenot, Jenia Grebennikov, Nicolas Le Goff, Yacine Louati, Earvin Ngapeth, Jean Patry, Kévin Tillie et Benjamin Toniutti sont encore là, fidèles au poste depuis Tokyo et constitueront la solide colonne vertébrale des champions olympiques en titre, sublimés par quelques touches de la nouvelle génération.
Vainqueurs de la Ligue des nations fin juin, les héritiers de la « Team Yavbou » sont en tout cas dans les meilleures dispositions pour briller à Paris 2024.
Focus sur les Joueurs Clés
Voici un aperçu de quelques joueurs clés de l'équipe de France, avec des informations sur leur âge, leur taille et leur rôle :
Le "Qui est ?" de l'équipe de France de volley
| Nom du Joueur | Âge | Taille | Poste | Club Actuel |
|---|---|---|---|---|
| Antoine Brizard | 30 ans | 1,96 m | Passeur | Piacenza volley (Italie) |
| Benjamin Toniutti | 34 ans | 1,83 m | Passeur | Jastrzębski Węgiel (Pologne) |
| Earvin Ngapeth | 33 ans | 1,94 m | Réceptionneur-attaquant | Halkbank Ankara (Turquie) |
| Trévor Clévenot | 30 ans | 1,99 m | Réceptionneur-attaquant | Ziraat Bankkart (Turquie) |
| Kévin Tillie | 33 ans | 1,98 m | Réceptionneur-attaquant | Projekt Warszawa (Pologne) |
| Yacine Louati | 32 ans | 1,98 m | Réceptionneur-attaquant | Allianz Milano (Italie) |
| Jenia Grebennikov | 33 ans | 1,88 m | Libero | Zenit Saint-Petersbourg (Russie) |
| Jean Patry | 27 ans | 2,07 m | Pointu | Galatasaray (Turquie) |
| Théo Faure | 24 ans | 2,02 m | Pointu | Cisterna Volley (Italie) |
| Nicolas Le Goff | 32 ans | 2,03 m | Central | Montpellier Volley (Ligue A) |
| Barthélémy Chinenyeze | 26 ans | 2,02 m | Central | Lube Civitanova (Italie) |
| Quentin Jouffroy | 31 ans | 2,03 m | Central | MKS Ślepsk Malow Suwałki |
| Thimothée Carle | 28 ans | 1,98 m | Remplaçant | Jastrzębski Węgiel (Pologne) |
La Relève : Une Nouvelle Génération Dorée
Une jeune génération super dorée débarque chez les grands pour ce premier rassemblement : titre mondial U19, que même la génération Ngapeth... À Tours, la majorité des champions olympiques sont encore en vacances, et sur 18 hommes, seuls les Aquitains Trévor Clévenot et Théo Faure, plus Quentin Jouffroy (mais il s’est blessé) entourent un groupe où les 17-22 ans se taillent la part du lion pour le match amical contre la Tchéquie, mercredi (20 h 30), en vue de la première phase de la Ligue des Nations.
Parmi eux, le passeur Amir Tizi-Oualou ou le central Joris Seddik avaient déjà fait un tour chez les A il y a un an, « et ça aide, raconte le premier. J’arrive moins intimidé. Mathis Henno (à gauche) 20 ans, quitte Chaumont pour Cuprum Gorzow. Tous connaissent en tout cas la recette des premiers pas : « Ne pas chercher à impressionner qui que ce soit, montrer ce que l’on sait faire, notre jeu », énonce le réceptionneur-attaquant de 20 ans, Mathis Henno. « Il ne faut pas s’inventer un personnage, rester le plus simple possible. Si l’on n’est pas soi-même, on ne saura pas ce que l’on doit améliorer », ajoute Amir.

À 17 ans, Noa Duflos Rossi ne s’attendait pas à venir si tôt chez les A. « J’étais dans mon lit quand mon prépa physique me l’a annoncé. Je n’y croyais pas, c’était inimaginable. C’était impressionnant de parler, de s’entraîner avec les anciens. Ce sont mes idoles, je me levais la nuit pour les voir à Tokyo. Trévor, c’est le meilleur joueur du monde aux JO de Paris et maintenant je joue avec lui ! »
« Il y a un cap à franchir, un peu dans tous les domaines, dont le nombre de matchs », Ils peuvent compter aussi sur la bienveillance des aînés comme le Royannais Clévenot, bientôt 31 ans, arrivé chez les Bleus en 2015. « S’ils sont là, c’est qu’ils le méritent, grâce à leur niveau sur une saison entière, qu’ils ont du caractère. Une belle équipe arrive. Ils n’ont rien de particulier à prouver mais montrer ce qu’ils savent faire. Après, chez les A, il y a un cap à franchir, dans un peu tous les domaines. L’un d’eux est la répétition des matchs, deux par semaine en club, ça peut monter jusqu’à quatre en VNL, avec la pression en plus. »
La nouvelle génération dorée aura la place après, quand les trentenaires les plus âgés seront partis, avant les Jeux de Los Angeles. La relève a tout pour elle : elle compte aussi beaucoup de fils d’internationaux, père et mère parfois, tel Patrick Duflos, ex-JSA Bordeaux, père de Noa, qui jouera cet été championnats du monde U19 et U21.