L’équipe d’Espagne, plus connue sous le nom de la Roja, est devenue au fil des décennies un modèle d’excellence, d’intelligence tactique et de domination technique. Fondée en 1913, la Fédération espagnole de football inscrit l’équipe nationale dans l’histoire dès les Jeux olympiques de 1920, où elle décroche une médaille d’argent. L’Espagne participe régulièrement aux grandes compétitions, mais reste longtemps dans l’ombre des géants du football. C’est entre 2008 et 2012 que l’équipe d’Espagne atteint un niveau jamais vu auparavant. Elle remporte l’Euro 2008, la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, puis l’Euro 2012, devenant la première sélection de l’histoire à enchaîner ces trois titres majeurs consécutifs.
Ce cycle exceptionnel est rendu possible par une génération de joueurs exceptionnels issus des plus grands clubs du pays, notamment le FC Barcelone et le Real Madrid. Xavi Hernandez, Andrés Iniesta, Iker Casillas, Sergio Busquets, Gerard Piqué, David Villa et Fernando Torres en sont les principaux visages. Ce style, souvent résumé sous l’étiquette "tiki-taka", consiste à multiplier les passes courtes, à maintenir un pressing élevé et à contrôler le rythme du match. Hérité de la philosophie de Johan Cruyff et développé au FC Barcelone, il est appliqué avec succès en sélection nationale, notamment sous les ordres de Luis Aragonés et Vicente del Bosque.
Après 2012, la Roja connaît une période de transition plus difficile. Certaines figures historiques quittent la sélection, et les résultats se font plus irréguliers. Toutefois, la relève s’organise autour de jeunes talents formés dans les meilleures académies du pays. Des joueurs comme Pedri, Gavi, Dani Olmo, Alejandro Balde ou encore Rodri incarnent cette nouvelle vague ambitieuse. Au-delà de ses résultats, l’Espagne a profondément influencé la culture tactique du football mondial. Le tiki-taka est devenu une référence dans les écoles de formation, et de nombreux entraîneurs espagnols exportent aujourd’hui leur savoir-faire à l’international. L’Espagne continue d’être considérée comme un outsider sérieux - voire un favori - dans toutes les compétitions qu’elle dispute. Toute une histoire.
En 1991, l'Espagne abandonne Le Coq Sportif pour Adidas. Sous contrat avec Adidas depuis 1976, la sélection espagnole a prolongé ce partenariat jusqu'en 2030. Une trentaine d'années plus tard, l'accord entre les deux parties est toujours actif et a même été prolongé jusqu'en 2030.
Le lancement d’un nouveau kit, ce n’est jamais anodin en Espagne. Les réseaux s’emballent, les forums débordent de messages passionnés. Les débats sur les couleurs, les motifs, la coupe, tout y passe. Certains adorent les motifs inspirés des azulejos, d’autres regrettent le col traditionnel. Les couleurs vives divisent, mais une chose ressort, l’audace d’adidas ne passe pas inaperçue.
Les supporters retrouvent leurs repères, le rouge passion, le jaune solaire, le blason, tout ce qui forge la mémoire de la sélection. On ne parle plus seulement d’esthétique, on touche au cœur du sujet, la matière.
Les nouvelles tenues de la Roja profitent de la technologie HEAT.RDY, déjà testée lors de l’Euro 2024. Ce textile ultraléger favorise l’évaporation, limite l’humidité, même pendant les plus grands efforts. La version portée sur le terrain par la Roja intègre des zones de ventilation ciblées pour un confort optimal. Les supporters, eux, bénéficient d’un tissu plus épais, pensé pour résister aux lavages à répétition, mais sans rien perdre de l’allure.
Vous cherchez la légèreté, la résistance, le confort ? Ces nouvelles tenues s’adressent autant aux joueurs qu’aux fans qui veulent se sentir proches de leur équipe. Vous remontez le fil du temps, vous ressentez peut-être cette nostalgie qui accompagne les souvenirs de compétitions passées. Les différentes éditions marquent des époques, des ambiances, des espoirs.
La collaboration avec adidas débute en 1982, elle dure, elle évolue.
Javier, un jeune supporter de Valence, partage son enthousiasme : « Quand j’ai aperçu la présentation, j’ai cru revoir l’Espagne de mes grands-parents, mais avec l’énergie de demain. J’ai commandé le kit domicile sans attendre ! Les ventes explosent, Foot.fr annonce une hausse de 30 % des commandes par rapport à 2022.
Madrid, Palacio de Cibeles, la Fédération espagnole met les petits plats dans les grands. Les médias relaient l’évènement, la campagne publicitaire, orchestrée par TBWA, fait défiler la jeunesse espagnole dans les rues de Séville, le kit 2026 sur les épaules. L’impact se mesure aussi sur les réseaux sociaux, où les ambassadeurs partagent souvenirs et émotions. La sélection espagnole s’offre une visibilité massive, les commentaires abondent, chacun se projette déjà dans la prochaine compétition.
Vous vous demandez où trouver ces nouveaux modèles ? Les boutiques adidas à Madrid, Barcelone, Séville mettent en avant le kit 2026 dès la première semaine. Les sites partenaires comme Foot.fr ou Unisportstore.fr ouvrent les précommandes, promettent une livraison avant l’été. Le choix dépend de l’attente, du rapport à l’équipe, de l’expérience souhaitée.
La coupe pro assure une sensation « seconde peau », la version supporter privilégie la robustesse et le confort. Les forums regorgent de conseils, mieux vaut tester la coupe en magasin, vérifier l’authenticité via le QR code, éviter les contrefaçons sur les places de marché non officielles. La vigilance reste de mise, seuls les revendeurs agréés garantissent l’authenticité, le badge FIFA, la tranquillité d’esprit. Foot.fr s’impose comme une référence fiable pour commander son équipement sans mauvaise surprise. L’attente grimpe, les supporters espèrent que ce nouveau kit accompagnera l’équipe vers les sommets.
Polémiques autour des nouveaux designs
L’équipementier, qui accompagne la Roja depuis plus de 30 ans, était probablement loin d’imaginer le tollé que son nouveau design allait provoquer. En cause, une illusion d’optique. Mais la plupart des observateurs ont voulu voir davantage qu’un simple clin d’œil footballistique. Le violet, aujourd’hui associé aux mouvements féministes et au parti de gauche radicale Podemos, est avant tout l’une des trois couleurs du drapeau républicain espagnol.
Ce drapeau, historiquement associé à la Seconde République (1931-1939) symbolise aux yeux des républicains les espoirs brisés du camp de l’émancipation, écrasé par la guerre civile et le franquisme. Profondément ancrée dans l’imaginaire d’une partie de la gauche espagnole - notamment la famille communiste - la « Tricolor » est aujourd’hui encore brandie par les opposants à la monarchie, partisans d’une Troisième République.
Les réseaux sociaux n’ont pas tardé à s’émouvoir de cette référence républicaine supposée. Les critiques fusent, plusieurs internautes y voient une erreur impardonnable : avant toute chose, le sport doit être un vecteur de rassemblement national, au-delà de la diversité des opinions politiques. L’Espagne est d’ores et déjà suffisamment divisée pour que les convictions politiques ne viennent polluer le monde du sport. Certains arguments, classiques, ne sont pas sans rappeler ceux opposés dans les années 2000 à l’association pour la récupération de la mémoire historique, qui œuvre à la réhabilitation des victimes de la dictature : à quoi bon ressasser un passé traumatique, sinon pour rouvrir d’anciennes plaies et mettre à mal la réconciliation entre les « deux Espagnes » ?
Ce sont là les ironies de l’histoire, et le drapeau tricolore représente beaucoup mieux la richesse de l’Espagne que la rojigualda”. Une réflexion loin de passer inaperçue dans un contexte de tensions liées à la crise territoriale que traverse l’Espagne, que le jeune leader communiste propose de résoudre par l’instauration d’une République fédérale. Tou.te.s avec la Roja ».
D’après le quotidien sportif AS, c’est précisément ce tweet qui aurait donné à l’affaire sa tournure éminemment politique. L’ « appropriation indue » du nouvel équipement de la sélection par le leader de Podemos aurait vraisemblablement eu le don d’irriter le gouvernement de Mariano Rajoy. Au point que la Fédération décide dans l’urgence de suspendre la présentation officielle du nouvel équipement prévue ce mercredi, qui s’est donc limitée à la traditionnelle photo officielle de l’équipe.
Dans un communiqué conjoint avec la RFEF, Adidas tente d’éteindre la polémique en justifiant le design réalisé par des considérations purement stylistiques, « en dehors de toute connotation politique ». Il est formel : « la bande est bleue », de quoi rassurer Adidas. Surréaliste.
Ce n’est pas la première fois que les tensions politiques qui secouent l’Espagne s’immiscent dans la sphère du football. Récemment, c’est le défenseur central de la sélection, le catalan Gérard Piqué, qui se trouvait sous le feu des critiques du fait de ses prises de position pro-indépendance.
| Pays | Équipementier Actuel | Début du Partenariat |
|---|---|---|
| Espagne | Adidas | 1991 |
| Italie | Puma | 2003 |
| Argentine | Adidas | 2001 |
| Croatie | Nike | 2000 |
| Japon | Adidas | 1999 |
| Corée du Sud | Nike | 1996 |
| République tchèque | Puma | 1994 |
Le suspense s’est dissipé, la sélection espagnole a présenté sa nouvelle collection pour la Coupe du Monde 2026 et les conversations s’emballent. Vous découvrez des couleurs familières, mais ce n’est plus tout à fait le même rouge, ni le même motif, ni la même histoire à raconter sur les terrasses madrilènes. Vous avez déjà aperçu quelques images sur les réseaux ? La vague rouge et or s’impose, mais derrière la première impression, une foule de détails retient l’attention des passionnés. Les débats s’enflamment, même loin de la péninsule. Vous entrez dans le vif du sujet, le choc visuel ne laisse personne indifférent. Cette année, adidas n’hésite pas à intégrer des graphismes géométriques, écho direct à l’architecture andalouse et à l’univers coloré de Gaudí. Vous scrutez les manches, vous repérez une gravure discrète du blason. Le tissu, nervuré, reflète la lumière, évoque le mouvement. Le kit extérieur, bleu nuit, s’affirme en rupture, mais sans perdre le fil de l’élégance. Pourquoi ce choix ? Les designers puisent dans l’histoire, l’art, les ruelles de Séville et Barcelone.

Vous souvenez-vous du rouge uni de 1982 ? Les bandes bleues très discrètes, le col, rien d’extravagant. Puis, l’édition 1994, les motifs géométriques jaunes surgissent sur l’épaule et bouleversent les habitudes. L’engouement dépasse les frontières, les communautés espagnoles à Miami, Montréal, Buenos Aires réclament elles aussi leur part du symbole.