Le rugby est un sport collectif né en Angleterre au XIXe siècle. La pratique la plus connue est le rugby à XV, mais il en existe bien d'autres, comme le rugby à XIII. Le rugby à XIII est surtout populaire dans les pays anglo-saxons comme l’Angleterre ou encore l’Australie. En France, le rugby à 13 a fait son apparition dans les années 1930. Cette forme de rugby est davantage développée entre Toulouse et Perpignan avec notamment deux clubs connus à l’international : Les Dragons Catalans et le Toulouse Olympique XIII.
Les règles sont légèrement différentes du rugby que vous avez le plus l’habitude de voir à la télé par exemple. Dans le rugby à XIII, le ruck (la phase de jeu qui suit souvent un plaquage, appelée aussi mêlée spontanée) est remplacé par une remise en jeu plus simple qui est le tenu. Cela consiste à un simple passage de ballon entre les jambes de l’attaquant·e pour une remise en jeu.
Ce document officiel constitue la traduction des règles internationales de rugby à XIII de la RLIF en vigueur en France et à l’étranger au moment de la publication avec certaines adaptations au championnat français. La présente publication remplace tout autre document existant sur les règles internationales du jeu et elle constitue le seul document officiel approuvé par la FFR XIII et la Commission Nationale de l’Arbitrage (CNA) pour la saison en cours.
Lors de la coupe du monde de 2022, de nouvelles interprétations ont été publiées qui invalident certains points du présent document. Les règles des pratiques aménagées de rugby à XIII (Touch, Tag, Beach, Open, Master, Égalité numérique, Petit XIII, rugby à VII, à IX et à XI) ainsi que les règles concernant les écoles de rugby (code du fair-play), le rugby à XIII fauteuil font l’objet de publications séparées.
rugby à 5 : les régles du jeu expliquées en vidéos !!!
Le Terrain de Jeu
Sur le plan du terrain de jeu, le carré noir (■) symbolise les poteaux de coin (voir lexique) qui sont placés à l’intersection de la ligne de but et de la ligne de touche. Leurs hampes sont considérées comme étant en touche d’en-but. Les poteaux de but sont considérés comme indéfiniment prolongés en hauteur. Les lignes discontinues sur le PLAN doivent être tracées sur le sol du champ de jeu sous forme de pointillés ou de tirets séparés par des espaces réguliers.
Deux lignes rouges continues de 10 centimètres de large doivent être tracées sur toute la largeur du champ de jeu parallèlement aux lignes blanches des 40 mètres déjà existantes.

Les Joueurs et l'Équipement
Chaque équipe doit désigner un maximum de quatre remplaçants avant le début de la rencontre. Leurs noms ainsi que les postes qu’ils occuperont doivent être communiqués à l’arbitre avant le début du match.
Dans le cas où un joueur blessé saigne, l’arbitre lui demandera de quitter le terrain pour se faire soigner, à la suite de quoi il pourra être remplacé. Au cours d’un match à 13, le nombre minimum de joueurs autorisés sur le terrain est de 9 par équipe. Dans le cas où il y aurait moins de 9 joueurs présents parmi les joueurs participant à une rencontre, le match devra être arrêté pour des raisons de sécurité. Par joueur participant à un match, on entend tout joueur présent sur le terrain ainsi que ceux exclus temporairement ou ayant quitté le terrain pour se faire soigner pour saignement.
L’arbitre pourra ordonner à un joueur d’enlever toute partie de son équipement qui peut être considérée comme dangereuse et ne permettra au joueur de reprendre part au jeu que lorsque le joueur se sera conformé à son injonction. Les joueurs peuvent chausser des crampons stabilisés, moulés ou vissés. Les arbitres devront inspecter l’équipement des joueurs avant le commencement du match ou déléguer cette tâche aux juges de touche.
Déroulement du Jeu
En présence de l’arbitre, les capitaines des deux équipes procéderont à un tirage au sort à l’aide d’une pièce. Le capitaine gagnant le tirage au sort aura le choix entre deux options : donner le coup d’envoi ou choisir le côté du terrain que son équipe défendra.
La partie sera gagnée par l’équipe qui aura marqué le plus grand nombre de points.
Coup d'envoi et Reprise du Jeu
Le coup d’envoi est un coup de pied placé donné du milieu de la ligne médiane. L’équipe gagnant le tirage au sort aura le choix entre deux options : donner le coup d’envoi ou choisir le côté du terrain que son équipe défendra. Sur cette phase de jeu, si l’équipe du botteur trouve une touche indirecte, elle bénéficiera d’un tenu de transition (avec choix de l’emplacement) en sa faveur.
Le ballon peut être joué² à la main ou au pied de n’importe quelle façon et dans n’importe quelle direction et devient aussitôt jouable. Il n’est pas impératif que le ballon ait parcouru 10 mètres avant d’aller en touche indirectement ou avant d’être joué par l’équipe adverse. Les défenseurs doivent se retirer à 10 mètres de la ligne des 20 mètres et ne pourront pas s’avancer vers la ligne adverse avant que le ballon ne soit joué.
Si une personne autre qu’un joueur est invitée à donner un coup d’envoi, le ballon sera remis en place au centre de la ligne médiane après le coup de pied symbolique. ² S’il choisit de le jouer à la main, le joueur peut toucher le ballon avec le pied ou le bas de la jambe tout en le tenant dans les mains. Il peut aussi le talonner pour lui-même en mettant le ballon au sol.
Pour une faute commise sur un coup d’envoi au centre du terrain, un coup de pied de pénalité sera accordé au milieu de la ligne médiane. Si un coup d’envoi ou de renvoi est donné rapidement et que les joueurs adverses n’ont pas eu le temps de se retirer à 10 mètres, ils pourront être pénalisés s’ils interviennent délibérément dans le jeu avant que le ballon n’ait parcouru les 10 mètres. Si une telle intervention est accidentelle, une mêlée sera ordonnée.
Le Ballon en Touche
L’exception à cette règle s’appliquera dans le cas où un joueur plaqué dans le champ de jeu met le pied en touche en se relevant. Le ballon est en touche si un joueur saute en prenant appui hors du champ de jeu (sur la ligne de touche ou au-delà) et touche le ballon en l’air. Un joueur n’est pas considéré comme un ‘objet’.
A l’exception des paragraphes 4 et 5 décrits précédemment, lorsque le ballon sort en touche, le jeu reprend par un tenu de transition avec choix de l’emplacement (10, 20, milieu) par l’équipe qui bénéficie de ce tenu. Dans toute situation du jeu courant, lorsqu’un joueur ne peut pas jouer intentionnellement le ballon car, par exemple, le ballon rebondit ou ricoche accidentellement sur lui pour ensuite sortir en touche, en touche d’en-but ou en ballon mort, on considérera que ce joueur ne devra pas être désavantagé par la façon dont reprendra le jeu.
Le poteau de coin placé à l’intersection de la ligne de touche et de la ligne de but est considéré comme en touche d’en-but dans le cas où le ballon qui n’est pas en possession d’un joueur entre en contact avec le poteau de coin. Si en revanche, dans le cours du jeu, le porteur du ballon touche le poteau de coin, il ne sera pas considéré comme étant en touche d’en-but.
En-Avant
Si après un en-avant accidentel, le joueur fautif récupère le ballon ou le botte avant qu’il n’ait touché le sol, un poteau de but, la barre transversale ou un adversaire, le jeu pourra se poursuivre. La direction d’une passe est jugée par rapport au joueur qui la fait et non d’après sa trajectoire réelle par rapport au sol. Un joueur qui court vers la ligne de ballon mort adverse peut envoyer le ballon à un partenaire placé derrière lui mais à cause de son propre élan, le ballon se déplace vers l’avant par rapport au sol. Cette action ne constitue pas une passe en avant car le joueur n’a pas passé le ballon vers l’avant par rapport à lui- même.
Faire une passe en avant en transmettant le ballon est incontestablement dû à une erreur d’appréciation et constitue rarement une faute délibérée. Le jeu reprendra par une mêlée après une telle infraction accidentelle.
Plaquage
Un joueur qui est en possession du ballon peut être plaqué par un ou plusieurs joueurs adverses.
- Le plaqueur ne doit avoir recours à aucune prise ou faire aucune action susceptible de causer des blessures. Il ne doit pas se servir de ses genoux au cours d’un plaquage.
- Il est interdit de plaquer un joueur adverse tentant de s’emparer du ballon quand il est en l’air Le joueur ayant saisi le ballon doit avoir atteint le sol pour pouvoir être plaqué.
Lorsque des défenseurs n’arrivent pas à effectuer un plaquage efficace de la façon la plus rapide possible mais essaient de pousser, tirer ou déplacer le porteur du ballon, les coéquipiers du joueur plaqué peuvent lui apporter leur soutien en le poussant afin d’éviter de perdre du terrain. Lorsque le porteur du ballon est mis au sol, le tenu n’est pas effectif si le joueur plaqué est lâché avant qu’il ne se retrouve au sol. L’arbitre devra bien s’assurer que le plaquage a vraiment été interrompu pour permettre la poursuite du jeu. Il est interdit au joueur en possession du ballon de provoquer volontairement son plaquage en se laissant tomber au sol alors qu’il n’est pas tenu par un adversaire.
Si un doute apparaît lors d’un plaquage, l’arbitre pourra, selon le cas, clarifier la situation. Il ordonnera la poursuite du jeu en disant ‘jouez !’ ou il fera jouer le tenu en disant ‘tenu ...
Les Spécificités du Rugby à XIII
Le rugby à XV et son cousin du XIII possèdent de nombreux points communs, mais aussi de nombreuses spécificités qui ne se limitent pas au nombre de joueurs sur le terrain.
- Un décompte des points différent : À XIII, contrairement au XV, l'essai ne vaut pas cinq points mais quatre. Une pénalité vaut également deux points et non trois et un drop, un point.
- Pas de ruck mais des tenus : Lorsqu'on est plaqué, à XV on doit lâcher le ballon, à XIII on doit garder le ballon et jouer un tenu. Mis à part deux joueurs autorisés en face du tenu, la défense doit être à 10 mètres alors qu'à quinze c'est derrière les pieds du ruck. Contrairement au XV, il n'y a pas de ruck à XIII, mais chaque équipe qui attaque dispose d'une série de cinq tenus pour essayer de marquer. Lors d'un tenu, le joueur plaqué doit talonner le ballon à son partenaire, qui lance ensuite une nouvelle phase de jeu.
- Pas de touche, des mêlées à six : À XIII, les touches sont remplacées par des mêlées et maintenant un tenu. Ils font tout maintenant pour éviter de couper le rythme. Pour que ça devienne du rugby spectacle avec du jeu permanent. C'est pour ça que chez nous les piliers ne font pas 2 mètres et 130 kg. Aucune règle n'interdit de pousser mais c'est très rare car le ballon est ressorti le plus rapidement possible pour envoyer du jeu. Le but c'est de fixer six joueurs et que le ballon sorte vite pour avoir des espaces.
- Le 20:40 en plus du 40:20 : À XIII, comme à XV, il y a la ligne des 40 m, mais nous, on rajoute une ligne rouge pour le 40:20, qui a inspiré cette année le 50:22 à XV. Si un joueur trouve une touche indirecte depuis ses 40 mètres dans les 20 m adverses, alors son équipe récupère le ballon, et cette année le 20:40 a été ajouté avec le même principe. Avec un coup de pied indirect de ses 20 m dans les 40 adverses.
- Une philosophie plus permissive sur les plaquages : À XV c'est un peu la guerre contre le plaquage haut, nous, on est un peu plus souple. Le tout plaquage à la gorge est sanctionné, au moins d'une pénalité. Maintenant si le plaquage est entamé à l'épaule et que la main glisse au visage, le plaquage est dit comme régulier puisque le plus gros impact est arrivé à l'épaule. Si l'intensité arrive d'abord à l'épaule, pas faute.
- Un recours à l'arbitrage vidéo plus restreint : À XIII on va l'utiliser sur un essai mais on ne pourra pas remonter pour vérifier s'il y a passe en avant ou pas. C'est à l'arbitre de champ et aux arbitres de touches de prendre leurs responsabilités. Si j'ai un doute, je prends mes responsabilités. Je ne peux pas demander la vidéo pour ça. Pareil en cas d'agression, si elle est sur le moment, on peut checker pour savoir si coup de poing au visage, etc. Mais si ça ne se passe pas sur la même action, on ne peut pas utiliser la vidéo.
Les Différentes Formes de Rugby
Le rugby est un sport collectif né en Angleterre au XIXe siècle. La pratique la plus connue est le rugby à XV, mais il en existe bien d'autres. On vous explique :
- Le rugby à XV : Le rugby à XV est le rugby le plus populaire. Il est pratiqué dans de nombreux pays dans le monde. Né en Angleterre, il a considérablement évolué durant les 20 dernières années puisque la majorité des joueurs et joueuses sont devenu·es professionnel·les en 1995. Il y a beaucoup de règles, mais cette forme de rugby permet de nombreuses combinaisons dans le jeu. Grâce à ses multiples combinaisons, tous les gabarits différents peuvent trouver leur place.
- Le rugby à XIII : Le rugby à XIII est surtout populaire dans les pays anglo-saxons comme l’Angleterre ou encore l’Australie. En France, le rugby à 13 a fait son apparition dans les années 1930. Cette forme de rugby est davantage développée entre Toulouse et Perpignan avec notamment deux clubs connus à l’international : Les Dragons Catalans et le Toulouse Olympique XIII. Les règles sont légèrement différentes du rugby que vous avez le plus l’habitude de voir à la télé par exemple. Dans le rugby à XIII, le ruck (la phase de jeu qui suit souvent un plaquage, appelée aussi mêlée spontanée) est remplacé par une remise en jeu plus simple qui est le tenu. Cela consiste à un simple passage de ballon entre les jambes de l’attaquant·e pour une remise en jeu.
- Le rugby à VII : Le rugby à VII est un sport olympique depuis 2016. Cette forme se joue sous forme de tournoi (de 1 à 3 jours pour les compétitions internationales). Les équipes peuvent affronter plusieurs adversaires dans la même journée, contrairement au rugby à XV par exemple, où l’intensité et la durée d’un match ne peuvent pas être reproduites dans la même journée.
- Le beach rugby : Sport estival joué sur la plage, le beach rugby est une pratique fun et ludique. Il y a moins de règles qu'au rugby à XV ou à VII, c'est un rugby ouvert au plus grand nombre, souvent pratiqué sans contact, en mode “touch”. Cette forme de rugby n’utilise pas les rucks, mêlées, et coups de pied. Une question se pose : comment faire en hiver ? Certaines structures accueillent des joueur·euses de beach rugby pour qu'ils puissent jouer en salle.
- Le touch rugby : Le touch rugby est la pratique originaire d'Australie. Apparue dans les années 1950, cette forme de rugby est reconnue pour son côté peu violent. En effet, le touch rugby, qui exclut les contacts violents, peut être joué de façon mixte. Il tire ses règles du rugby à XIII dont il dérive. Le touch rugby possède aujourd'hui sa propre fédération internationale. En France, les clubs de touch rugby sont regroupés au sein de la fédération Touch France.
Pari sportif sur le Rugby à XIII
Moins médiatisé que le rugby à XV, le rugby à XIII n’en rassemble pas moins une communauté de passionnés. Que ce soit lors de grandes compétitions comme la Super League en Europe ou pendant la saison intense de la NRL en Australie, les supporters vibrent pour les exploits de leurs équipes favorites. Cette ferveur s’accompagne d’un intérêt croissant pour les paris sportifs dédiés à ce sport. Aujourd’hui, placer un pari sur un match de rugby à XIII est à la portée de tous grâce aux casinos en ligne. Pour les novices, s’initier sur un casino dépôt 1$ est une approche prudente pour découvrir les paris en ligne en misant seulement un dollar et en limitant les risques.
Compétitions et Championnats
Les deux championnats les plus prestigieux sont la National Rugby League (NRL) et la Super League. La NRL, fondée en 1998, regroupe l’élite mondiale avec 17 franchises. Chaque saison comporte 25 journées de championnat, suivies de phases finales à huit équipes qui mènent à la grande finale.
La Super League, lancée en 1996, est le championnat européen de rugby à XIII. Elle réunit 12 clubs : 10 équipes anglaises, les Dragons Catalans de Perpignan et le Toronto Wolfpack. La compétition se déroule de février à octobre avec 29 journées puis des playoffs pour désigner le champion. Le système de points est simple : 2 points pour une victoire, 1 pour un nul, 0 pour une défaite. En fin de saison, le vainqueur du grand finale est sacré champion de la Super League.
Types de Paris
La croissance du rugby à XIII s’accompagne d’une offre variée de paris sportifs. Les fans peuvent miser sur différents aspects d’un match.
- Résultat du match (1N2): C’est le pari classique où l’on mise sur le résultat final : 1 (victoire de l’équipe à domicile), N (match nul) ou 2 (victoire de l’équipe à l’extérieur). Les cotes reflètent l’écart de niveau entre les équipes.
- Total de points (Plus/Moins): Le parieur mise sur le total de points marqués par les deux équipes. Un bookmaker fixe une ligne (par exemple : 50,5 points) et l’on parie « Plus » si l’on pense que le total sera supérieur, ou « Moins » s’il sera inférieur. Ce type de pari ne dépend pas du vainqueur mais du style du match : un score très offensif ou, au contraire, un duel défensif.
- Handicap: Pour équilibrer un écart de niveau évident, on utilise un handicap. On attribue un avantage virtuel en points à l’équipe considérée comme plus faible (ou un désavantage à la favorite). Par exemple, si une équipe favorite reçoit un handicap de -8 points, elle doit gagner avec 9 points d’écart pour que le pari sur elle soit gagnant ; l’équipe +8 peut perdre de 7 points d’écart et couvrir le handicap.
Parmi les autres options de pari, certains misent sur le score exact, le nombre d’essais inscrits ou le premier marqueur d’essai.
Le rugby à XIII, grâce à ses compétitions prestigieuses et à ses règles dynamiques, attire une communauté passionnée. Les paris sportifs sur les rencontres de XIII enrichissent cette expérience : qu’il s’agisse de miser sur le vainqueur (1N2), sur le total de points (Plus/Moins) ou en utilisant un handicap, ces mises apportent un enjeu supplémentaire au match.
Puig-Aubert : Une Légende du Rugby à XIII Français
Georges Perec avait bonne mémoire. Bien sûr, parmi les personnalités marquantes qui peuplent son recueil Je me souviens (1978), l’écrivain a pensé à Duke Ellington, Colette, Marcel Cerdan ou Nikita Khrouchtchev. Mais aussi à Puig-Aubert. La phrase, courte, en dit long. Elle laisse entendre la renommée de ce « Pipette », surnom dû à son goût pour les cigarettes, roulées si possible. En 1951, le journal L’Equipe désignait Puig-Aubert (de son vrai nom, Robert Aubert Puig) « champion des champions français ». Par dizaines de milliers, des spectateurs marseillais se pressaient cette année-là au Vieux-Port pour acclamer l’arrière de l’équipe de France.
Le XIII tricolore revenait alors de loin. De très loin, même. En 1941, le gouvernement de Vichy avait publié un décret portant dissolution de la Ligue française de rugby à XIII et confisqué ses biens, à l’instigation de dirigeants quinzistes bien contents d’affaiblir la discipline rivale.
Rugby Fauteuil à XIII
Le rugby fauteuil à XIII est une pratique collective qui se fait en fauteuil roulant et qui est 100% mixte. Le principe est que 2 équipes de 5 joueurs s’affrontent pendant 2 fois 40 minutes (à adapter en tournoi) sur un terrain de handball dont les dimensions sont 40m sur 20m. L’équipe ayant marqué le plus de point remporte le match. Afin d’obtenir des points les joueurs font des essais, c’est-à-dire qu’ils aplatissent le ballon après ou sur la ligne de but, cela vaut 4 points. L’équipe peut alors faire une tentative de transformation (frappe avec le poing pour que le ballon passe au-dessus de la barre transversale et entre les poteaux) pour 2 points.
En fonction de la présence ou non et de la nature de sa déficience, chaque joueur se voit attribuer un nombre de points allant de 1 (impact important sur la pratique) à 5 (absence de limitations à la pratique du XIII fauteuil). L’objectif étant de conserver un des fondamentaux de la pratique : la mixité handi et valide. De façon certaine, cette mixité est une originalité du XIII fauteuil qui fait sa force et que tous souhaitent préserver, tout en faisant en sorte d’assurer, à chaque pratiquant, la possibilité d’une égalité des chances. L’objectif est donc de faire en sorte que les équipes qui s’affrontent soient à niveau égal de handicap « cumulé », et que la différence se fasse sur des aspects purement sportifs. Les bonnes performances d’une équipe ne doivent pas être rendues possibles par le faible nombre de joueurs handicapés qui la composent (et par leur niveau de handicap).